En 2017, on ne vous apprendra pas que la vidéo a pris une importance colossale pour la stratégie de communication des entreprises. Avec les réseaux sociaux, les chiffres explosent. Poussée par les algorithmes de Facebook, le support audiovisuel a pris une ampleur encore inégalée. 

 Tant mieux, ce n’est pas nous qui allons contredire cette tendance ! s’amuse à dire Pascal Renaud, fondateur de la société de production Real Factory et membre du Groupe Abcyz.  Avant tout le monde voulait sa plaquette, maintenant, les entreprises veulent toutes des vidéos ! 

Et pour cause ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Petit tour d’horizon des statistiques liées à l’utilisation de la vidéo sur les réseaux sociaux. Accrochez-vous, ça donne le tournis…

  • 8 milliards de vidéos ou 100 millions d’heures sont regardés par jour sur Facebook.
  • Plus de 500 millions d’heures sont visionnées par jour sur YouTube.
  • La vidéo représentera 80% de la consommation sur internet en 2020

Le format vidéo, un incontournable en marketing

En matière de marketing, le support audiovisuel est devenu le passage quasi obligé dans la stratégie des marques. Grâce (ou à cause ?) des algorithmes de Facebook notamment, les messages sur support vidéo sont beaucoup plus vus que les photos ou les textes simples. Le « reach » (ou portée organique) d’une publication vidéo augmente de 200 à 300% par rapport aux autres formes de posts. Et ça, les spécialistes du marketing l’ont bien compris :

  • 60% des marketers utilisent maintenant la vidéo dans leur stratégie Social Media.
  • 73% des marketers prévoient d’augmenter l’utilisation de la vidéo sur les réseaux sociaux.
  • 73% des marketers BtoB affirment que la vidéo a un impact positif sur le ROI

Si, pour certains secteurs d’activités (BTP, agroalimentaire, banques, aérospatial par exemple) la vidéo est intégrée dans leur démarche marketing de façon claire, dans la plupart des cas, les entreprises n’ont pas de budget proprement consacré à la communication vidéo. Elles auront plutôt une enveloppe pour la communication globale et décideront d’allouer un certain montant à la production d’un film d’entreprise ou de publicité.

Il faut déjà débloquer un certain montant pour réaliser un film d’entreprise. La difficulté financière est fréquemment évoquée par nos clients. Mais pour nous, elle devient une vraie stimulation pour innover et réussir à produire un contenu pertinent et intéressant avec des moyens réduits.

Justement, comment faire pour réussir son film d’entreprise ? Voici quelques conseils et étapes clés pour optimiser sa communication audiovisuelle.

4 étapes pour bâtir sa stratégie de vidéo d’entreprise

1) Comprendre les attentes et les besoins

Chez Real Factory, on se fait un point d’honneur à travailler les projets très en amont. On fait très peu d’exécution seule. On se définit comme concepteurs et créateurs de contenus audiovisuels. De fait, on accompagne les clients dès le début pour les conseiller sur la façon dont ils doivent aborder le projet.

Pour Pascal, la préparation est primordiale. Avant tout devis, Real Factory et son client travaillent de concert pour bâtir ce qu’il appelle un scénario collaboratif. Une sorte de fiche complète des besoins, des enjeux, des attentes, des impératifs et des interdits du projet. C’est sur la base de cette collecte d’informations que sera structuré le film. C’est aussi une façon de cadrer la production dans sa facture.

C’est très difficile de dire qu’un film est raté ou réussi. C’est totalement subjectif. Du coup, c’est d’autant plus important de travailler très en amont avec le client pour cerner sa problématique et ses besoins. On travaille beaucoup avec des exemples, des inspirations cinématographiques, des films Real Factory ou d’autres sociétés de productions pour qu’on soit clair sur le rendu.

Dans le cas de websérie ou de webtv, la phase de préparation mais surtout de scénarisation est encore plus longue parce que la diffusion s’effectue sur le long terme. Le storytelling est d’autant plus travaillé qu’il faut maintenir l’intérêt d’un épisode à l’autre. Un défi que Pascal relève souvent avec des clients du secteur bancaire, notamment ou pour les Abilympics pour lequel Pascal a gagné un prix à Cannes

Mais que ce soit pour un film unique ou pour une websérie, l’important c’est de raconter une histoire…

2)    Définir la finalité de son film d’entreprise

La vidéo est partout ! Sur les affichages numériques dans la rue, dans nos smartphones, sur nos fils d’actualité Facebook, sur YouTube, … Elle prend différentes formes mais surtout, répond à différents objectifs.

Aux dires de Pascal, les films d’entreprise ont grandement évolué depuis 20 ans. À l’époque, on produisait des formats longs dans lesquels on insérait tous les messages de l’entreprise et ciblant tous les publics. « C’était souvent raté parce que les objectifs n’étaient pas très clairs. »

Actuellement, la mode est au format court, ultra ciblé.

De formats de 10 minutes et plus, on est passé à du 1min30. Un film répond à un objectif ciblant un public. On réfléchit maintenant le film en fonction du public visé.

Les réseaux sociaux ne sont pas étrangers à cette tendance. La capacité de ciblage publicitaire de Facebook permet d’adresser directement un film à son public. Avec la profusion d’images, il devient impératif d’être efficace pour capter l’attention de l’audience. On adapte davantage le discours au public visé qu’avant. “Court et efficace”, telle devient la devise des concepteurs de contenus audiovisuels.

Chaque film doit répondre aux exigences de son objectif. Ainsi, un film pédagogique à destination des employés n’aura pas la même facture qu’un film corporate ciblant des investisseurs ou des prospects. La communication interne est toutefois traitée de façon aussi qualitative et “brandée” qu’un spot publicitaire pour une raison simple : tout finit toujours sur le net !

Alors autant soigner son image, même lorsqu’il s’agit de réaliser une vidéo pour ses employés à propos de l’entretien de la ligne de montage de l’usine !

3) La production audiovisuelle

Une fois la préparation faite et le choix du support validé, les spotlights et les caméras peuvent enfin sortir. Plusieurs métiers travaillent au sein de Real Factory. Réalisateurs, cadreurs classiques, de drones, monteurs, motion designers, animateurs 2D ou 3D, autant de savoir-faire qui enrichissent la palette des styles de films à produire.  

Comme tout support de communication, les vidéos d’entreprises et d’institutions publiques ont une durée de vie relativement limitée. Les modes se font et se défont. Le cinéma influence beaucoup le style des productions.

Après la sortie de Minority Report, par exemple, tous les clients voulaient qu’on ajoute des dalles bleues dans leur film.

Quant au format, la mode actuelle est au film qui offre de la souplesse ou permettent des évolutions. On conçoit alors le film par blocs qui seront associés selon les besoins. La réflexion et l’écriture s’en trouvent complexifiées mais le résultat est plus pérenne.

En plus des films destinés aux sites internet ou à la communication interne classique, Real Factory diversifie son offre en proposant également des productions événementielles :

  • Projection
  • Captation
  • Streaming
  • Best Of d’événements

Autant de formats qui permettent l’amélioration de la notoriété d’une entreprise.

4) Augmenter la visibilité de sa vidéo grâce aux réseaux sociaux

Une fois le film réalisé, Pascal continue d’accompagner ses clients dans la diffusion de leur production. « Il m’arrive de proposer de leur monter un teaser de 30 secs à poster sur les réseaux sociaux. » Avec son reach très important, la vidéo d’entreprise a toute sa place sur Facebook. Poussée par les équipes de Zuckerberg, elle représente une part de plus en plus importante du contenu posté.

La vidéo est le support de communication du ressenti par excellence. Elle véhicule des émotions et suscite l’intérêt de façon plus vive qu’une communication print, par exemple. Un film fait appel aux sens, contrairement aux autres supports qui sollicite la réflexion.

On sait que ce qui fonctionne le mieux sur les réseaux sociaux, ce sont les émotions. Pas étonnant alors que le support audiovisuel soit aussi populaire. Un bon film décalé ou émouvant sera beaucoup plus partager qu’un article de blog. La viralité étant le maitre mot en communication digitale, la combinaison des deux apporte une très grande visibilité à l’entreprise.

Une collaboration entre community manager et producteurs audiovisuels

Bien que très conscient de l’importance de la vidéo sur Facebook, Twitter et consorts, Pascal se dit parfois désarçonné par la prolifération des contenus audiovisuels mais surtout par la rapide évolution des formats web.

C’est d’ailleurs pour mieux comprendre ce changement de fond qui s’est opéré dans son secteur que Pascal a tenu à rencontrer des community managers au Node de Bordeaux pour comprendre quels étaient leurs besoins et leur vision de la communication audiovisuelle sur le web.

On est constamment bombardé d’images. Il y a de la vidéo partout sur Facebook. Ça devient d’autant plus essentiel d’avoir un message pertinent et de grande qualité à livrer. Se démarquer et se différencier, c’est la clé du problème et c’est en ça qu’en temps que producteur de contenu, on a une réelle valeur ajoutée.